Finoptim dans l'Usine Nouvelle n°3422

12/06/2015

L'Usine Nouvelle n° 3422
Publié le 07/05/2015

L’Isère, vieille terre d’industrie
Par Vincent CHARBONNIER

L’économie grenobloise ne se limite pas aux micro et nanotechnologies. Elle reste un creuset industriel diversifié. À l’image de ces leaders mondiaux nés en Isère tels que Schneider Electric.

Depuis 1960, Allimand a conçu et assemblé 92 machines pour produire des papiers à cigarette, des billets de banque, des papiers filigranés, des emballages alimentaires, des papiers couchés spéciaux, du carton ondulé, des papiers à fibres longues pour la filtration, la construction, le stockage d’énergie. « On a vite compris que le développement des technologies numériques aurait un impact sur la production des papiers traditionnels pour l’écriture et l’affichage. Il fallait nous orienter vers les papiers à très haute valeur ajoutée en investissant dans la R & D et dans de nouveaux process », explique Franck Rettmeyer, le président de la société implantée à Rives.

Allimand reste « une PME qui fabrique des biens d’équipement lourds », souligne l’industriel. Le prix de chaque machine sortie de ses ateliers isérois est compris entre 20 et 40 millions d’euros. Depuis le début de l’année, l’entreprise a signé trois contrats, deux en Chine et un en France, de plus de 30 millions d’euros chacun, qui lui assurent un carnet de commandes de dix-huit mois. Pour vendre ses technologies, Allimand (54 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, dont 85 % à l’international) dispose de deux bureaux, en Espagne et à Shanghai, et met à disposition de ses clients six machines pilotes, dont une installée aux États-Unis.


DES RESSOURCES LOCALES BIEN EXPLOITÉES

L’équipementier s’inscrit dans la tradition industrielle iséroise qui a tiré parti, dès le XIXe siècle, des ressources locales, comme la pierre à ciment et la houille blanche. En 1869, l’Ariégeois Aristide Bergès a été l’un des premiers à utiliser la puissance hydraulique de chutes d’eau pour faire fonctionner les machines de sa papeterie de Lancey. Aujourd’hui, Alstom Hydro reste le numéro un mondial des turbines hydrauliques. L’entreprise a fixé à Grenoble son centre mondial de technologie en hydroélectricité. Un pôle d’excellence qui coordonne l’ensemble des activités de R & D du groupe dans ce domaine, en réseau avec des sites suisse, canadien, brésilien et chinois.
L’industrie, qui compte 77 200 salariés, représente 16 % des emplois en Isère, contre 12 % au niveau national. Avec près d’un tiers dans la métallurgie et dans la transformation des métaux, 30 % dans l’industrie électrique et électronique, 18 % dans la chimie, la plasturgie, la pharmacie et le matériel médical. L’Isère accueille des groupes comme l’américain Becton Dickinson qui compte produire cette année 13 milliards de seringues dans son usine de Pont-de-Claix. Elle attire aussi de nouveaux venus français et étrangers. Comme l’indien Avantha, qui a choisi Fontaine pour implanter son unité de production, de test et d’étalonnage de compteurs électriques intelligents.

Autre protagoniste : Marc Simoncini. Le créateur du site de rencontres Meetic a investi dans le seul fabricant français de dameuses, Aztec. Mais la conquête des pistes de ski se montre plus ardue que les rencontres en ligne. Au terme d’une année difficile, la société, qui dispose d’un atelier à Crolles, a engagé une procédure de sauvegarde en novembre 2014 qui devrait déboucher sur l’adossement à un groupe industriel.

Le secteur séduit aussi les jeunes diplômés. Pendant leur master à l’IAE de Grenoble, Baptiste Ploquin et David Lépiney ont cherché à optimiser la combustion des cheminées à foyer ouvert. En collaboration avec des chercheurs de Grenoble INP et le soutien de l’incubateur Gate 1 et de deux laboratoires publics locaux, ils ont conçu un insert ouvert qui fait appel à la double combustion. Innovation qu’ils ont brevetée et industrialisée. Les deux entrepreneurs misent sur les circuits courts, sur la sous-traitance régionale pour fabriquer leurs produits, à l’exception des tubes en inox réfractaire fabriqués à Milan. Finoptim devrait employer une dizaine de personnes d’ici à fin 2016 dans leur atelier de Fontaine. Dans les cinq ans, ils souhaitent décupler leur production. En prévision, ils préparent une levée de fonds pour la fin d’année ou le début de l’année prochaine.


ENTREPRISES ET RECHERCHE ÉTROITEMENT LIÉES

Les PME et ETI iséroises entretiennent des liens étroits avec l’écosystème technologique et de recherche grenoblois. Le fabricant de télécabines Poma a ainsi conçu avec Axane, filiale du groupe Air liquide installée à Sassenage, près de Grenoble, un prototype de cabine alimentée par une pile à combustible à hydrogène. Couplée à une batterie lithium-ion, « cette pile ne nécessite pas d’être alimentée par un dispositif complémentaire au système de la remontée mécanique, ce qui optimise la disponibilité de l’appareil et réduit sa maintenance et les émissions de CO2 », explique Jean Souchal, le président du directoire de Poma.

Un nouveau type de cabine particulièrement adapté au transport par câble en milieu urbain, l’un des axes de développement de la société iséroise qui a multiplié la signature de contrats en Algérie, en Colombie, au Kazakhstan et en Chine. En janvier, elle a paraphé un accord de coopération dans ce domaine avec le groupe RATP « pour répondre à la demande des collectivités désireuses de développer leur réseau de transport urbain ». Un accord qui aura des répercussions sur la charge de l’usine de sa filiale Sigma Composite à Veyrins-Thuellin, premier fabricant de télécabines français depuis cinquante ans.

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